Si vous pouviez voyager dans le temps... où iriez-vous ?

La Réalité Virtuelle dans les musées : quel enjeux économique ?


Photo by Vincent Tantardini

Impensable il y a encore dix ans, les offres de réalité virtuelle se multiplient au sein des musées et autres lieux culturels. Au fur et à mesure que ces dispositifs innovants se démocratisent, les projets deviennent de plus en plus ambitieux.

À l’heure du numérique et de l’expérience par les discours marketing, les musées et les lieux culturels sont confrontés à un triple défi : renouveler l’expérience utilisateur, se saisir des opportunités offertes par la technologie et développer des nouveaux relais de croissance. La technologie de réalité virtuelle répond à ce défi.

La réalité virtuelle s’incarne dans les musées

La réalité virtuelle est, selon Futura Tech, « une technologie qui permet de plonger une personne dans un monde artificiel créé numériquement ». Le British Museum à Londres a été l’un des premiers musées à intégrer cette technique en proposant en 2017, l’application Two Million Years Of History and Humanity, permettant l’exploration d’une partie de ses collections grâce au casque de réalité virtuelle Oculus.

En France, depuis décembre 2017, le Museum d’Histoire Naturelle a franchi le pas et propose un cabinet de réalité virtuelle au sein même de la Grande Galerie de l’Évolution. Équipé d’un casque HTC Vive, le visiteur peut explorer, pendant une quinzaine de minutes, la généalogie de plus de 450 espèces. Chacune d’entre elles a été modélisée en trois dimensions à taille réelle, ce qui renforce le sentiment d’immersion.

Proposer ce type de technologie n’est financièrement pas indolore pour les musées.

D’une part, la réalité virtuelle nécessite l’acquisition de plusieurs types de matériels (casque, manette, capteurs, etc.) et ces outils étaient encore coûteux (entre 189 et 1000 euros pièce). Mais chez Rendr on a opté pour le cardboard (entre 1,5 et 15 euros pièce), utilisable avec le smartphone des utilisateur donc le musée ne gère pas le matériel. D’autre part, la réalisation même d’expériences virtuelles constitue une part conséquente du budget. On peut citer, par exemple, le projet de réalité virtuelle Javols, qui a nécessité un coût de 85 000 euros. Il s’agissait d’une application 3D proposant une visite virtuelle du site archéologique de Javols / Anderitum.

Retour sur investissement

Mais la technologie de réalité virtuelle n’est pas que coûteuse. Elle est aussi rentable. Tout d’abord parce qu’elle répond à une demande toujours croissante du public pour ce type d’expériences. « La réalité virtuelle semble apporter un supplément de fréquentation » d’après l’article des Echos.

Ce qui est apprécié au sein de ces expériences immersives, c’est qu’elles ne se substituent pas à la visite réelle, mais l’enrichissent. La Tate Modern à Londres en est un exemple puisqu’elle avait agrémenté son exposition sur Modigliani d’un espace de réalité virtuelle où il était possible de visiter l’atelier de l’artiste. « La VR a une valeur en tant qu’outil d’interprétation. C’est une façon de transmettre un sentiment, d’aider les gens à ressentir un lien avec un artiste. C’est une façon différente d’absorber ces informations et cela fait de l’artiste une personne vivante. » explique Hilary Knight, responsable du contenu numérique à la Tate Modern.

Révolutionnaires tant sur le plan culturel qu’économique, les offres de réalité virtuelle  devrait donc être amenée à se poursuivre. Pour peu que la culture s’en empare ?

Si vous voulez plus d’informations:

Rendr contact

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